Le 20 mars dernier, la disparition d’Isabelle Mergault a bouleversé le pays. Dix jours après sa mort, ses proches et admirateurs se sont réunis au Père-Lachaise pour lui rendre un dernier hommage, parmi lesquels Laurent Ruquier, Jean-Luc Reichman et Steevy Boulay. Mais c’est surtout la présence de ses deux filles adoptives, Maya et Iris, qui a retenu l’attention, symbole vivant de son amour maternel.
Maya, âgée de presque 18 ans, a pris la parole lors de la cérémonie. Avec émotion, elle a décrit la relation unique qu’elle entretenait avec sa mère : « Elle était souvent de bonne humeur, elle était drôle, et elle arrivait à me faire sourire, même quand ça n’allait pas. Avec elle, je pouvais tout dire. Je pouvais lui raconter ma vie sans filtre, sans peur. Et même quand je ne disais rien, elle savait. » Elle a conclu son hommage avec une déclaration bouleversante : « Aujourd’hui, j’ai perdu bien plus qu’une mère. Son amour ne partira jamais. Je t’aime maman, et je t’aimerai toute ma vie. »

En 2010, Isabelle Mergault avait adopté Maya, d’origine nigériane, via une adoption simple. Cette démarche permettait à la jeune fille de rester en contact avec sa mère biologique autant qu’elle le souhaitait. Quelques années plus tard, Isabelle a voulu adopter Iris, la sœur cadette de Maya. Malheureusement, la procédure n’a jamais pu être finalisée en raison de sa complexité et de sa lenteur. Jean-Louis Barcelona, proche de la famille, a rappelé : « C’était en cours. Elle voulait que la petite Iris porte le nom de Mergault, mais la procédure était interminable. On l’a connue toute petite, elle arrivait sur les pièces avec le couffin. Elle nous regardait jouer. »

Pour protéger ses filles après son départ, Isabelle Mergault avait désigné une amie proche comme exécutrice testamentaire, chargée de veiller à ce que les fonds de l’héritage soient utilisés pour le bien-être de Maya et Iris. Elle avait également pris soin de stipuler que les deux filles ne devaient jamais être séparées, assurant ainsi que leur lien maternel et fraternel reste intact malgré son absence.
