Un coin du monde sans route : l’héritage discret laissé par Joe Dassin à ses fils

Il est parti beaucoup trop tôt. Le 20 août 1980, à seulement 41 ans, Joe Dassin succombait à un infarctus du myocarde à Tahiti. Un décor de carte postale devenu à jamais lié à son nom. Plus de quarante-cinq ans après, ce coin du Pacifique continue de relier ses deux fils à leur père.

Ce jour-là, Jonathan et Julien étaient sur place. L’aîné n’avait que deux ans, le cadet quelques mois à peine. Élevés ensuite par leur mère Christine Delvaux, ils ont hérité d’un terrain situé sur l’île polynésienne. Un endroit préservé, resté volontairement à l’état sauvage. Jonathan Dassin confiait récemment qu’il en restait encore un petit morceau à lui et à son frère. Rien n’y a été construit. La municipalité veille à ce que le lieu reste intact. C’est, selon lui, le seul endroit de l’île où la route ne passe pas.

Jonathan dit aimer Tahiti, y avoir passé du temps, tout en reconnaissant que la distance complique les choses. Il a même évoqué le souhait d’y finir ses jours un jour. Ce terrain, inaccessible et protégé, représente bien plus qu’un simple héritage immobilier. C’est un fragment d’histoire familiale, suspendu hors du temps.

Dans le même entretien, il est revenu sur la grande maison que possédait son père dans les Yvelines. Une propriété de 850 mètres carrés, vendue lorsqu’il avait 23 ans et son frère 22. Trop vaste pour deux jeunes hommes qui devaient prendre leur envol. Ils ont chacun acheté leur propre maison, non sans un pincement au cœur. Jonathan admet qu’ils ont parfois regretté cette décision, imaginant ce que serait devenue cette demeure si les deux familles y avaient cohabité.

Il raconte aussi être repassé devant la maison, resté en contact avec l’ancienne voisine, observant de loin cette part de son passé. Une curiosité mêlée d’émotion, difficile à effacer.

 

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Quant à la sépulture de Joe Dassin, située à Los Angeles, Jonathan reconnaît que la distance pèse. Il s’y est rendu avec ses enfants, en famille, et seul. Il regrette que les admirateurs du chanteur ne puissent lui rendre hommage plus facilement. Concernant sa relation avec son frère Julien, il la décrit simplement : des hauts, des bas, des discussions, du respect mutuel. Une fraternité ordinaire, malgré un héritage extraordinaire.

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