L’Italie n’a pas attendu longtemps pour vibrer aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026. Dès les premières épreuves, le pays hôte a frappé fort. Sur la glace milanaise, Francesca Lollobrigida a signé une performance éclatante en remportant le 3 000 mètres de patinage de vitesse. À 35 ans, elle a livré une course parfaitement maîtrisée, laissant ses concurrentes derrière elle.
Le lendemain d’une cérémonie d’ouverture spectaculaire portée notamment par Mariah Carey et Laura Pausini, c’est sur la piste que l’histoire s’est écrite. En 3’54 »28, Francesca Lollobrigida ne s’est pas contentée de décrocher l’or. Elle a également établi un nouveau record olympique. Une consécration personnelle, mais aussi un moment marquant pour le sport italien, qui attendait un titre olympique en patinage de vitesse depuis Turin en 2006.

Ce sacre n’arrive pas par hasard. Quatre ans plus tôt, elle avait déjà remporté l’argent sur la même distance. Cette fois, elle est montée sur la plus haute marche après des années de travail acharné. Pour beaucoup, son nom résonne bien au-delà des patinoires. Francesca est l’arrière-petite-nièce de Gina Lollobrigida, immense star du cinéma italien des années 1950 et 1960.
Elle évoque pourtant cet héritage avec distance. Elle n’a jamais connu la diva, disparue à Rome en 2023. Sur le site officiel des Jeux, elle précise que le lien familial est lointain, par son grand-père paternel. Son surnom, « Lollo », rappelle celui de la célèbre actrice, mais c’est sur la glace qu’elle a construit sa propre légende.

Avant de briller en patinage de vitesse, Francesca Lollobrigida a commencé très tôt… en roller. À seulement 14 mois, elle enfilait déjà des patins, guidée par son père Maurizio, recordman du monde du 50 kilomètres en roller, devenu son premier entraîneur. Cette base lui a offert une endurance exceptionnelle et un mental solide. Entre 2012 et 2019, elle a remporté quinze titres mondiaux dans cette discipline.
À 17 ans, elle prend un virage audacieux vers le patinage de vitesse sur glace. Le pari s’avère payant. Au fil des saisons, elle s’impose sur la scène internationale, accumulant les podiums européens et mondiaux. Mariée au patineur Matteo Angeletti, elle mène de front carrière de haut niveau et vie de famille, assumant pleinement son rôle de mère.

Ce titre olympique n’efface pas les obstacles récents. Une infection virale avait sérieusement compromis sa préparation, au point de lui faire envisager la retraite. Fragilisée, elle a pourtant choisi de continuer. « Je n’étais vraiment pas bien. Être ici était déjà une victoire. J’ai beaucoup pleuré, je voulais juste m’amuser et, au final, ça va rester comme la meilleure saison de ma carrière », a-t-elle confié après sa course.
Héritière d’un nom célèbre, mais bâtisseuse de son propre destin, Francesca Lollobrigida vient d’inscrire son patronyme dans une autre histoire. Celle du sport, de la résilience et de l’or olympique.
