À 52 ans, Vanessa Demouy n’a plus envie de tricher avec le temps. Récemment arrivée au casting de Léo Matteï, brigade des mineurs, la comédienne s’est livrée sans détour sur ce nouveau rôle et sur le rapport apaisé qu’elle entretient désormais avec son image.
Pour incarner une femme profondément marquée par la vie, elle a fait un choix clair : apparaître sans artifices. Avec l’équipe artistique, tout a été pensé pour accentuer la fragilité du personnage. Maquillage minimal, traits durcis, fatigue visible. Un parti pris assumé avec enthousiasme. Si le rôle exige des cernes ou un visage moins lisse, elle s’y sent parfaitement à sa place.
Ce rapport décomplexé à l’apparence est le fruit d’un long cheminement. Vanessa Demouy l’explique avec une image forte : autour de la quarantaine, quelque chose s’est transformé. Elle parle d’un passage, d’un épanouissement tardif mais profond. C’est à ce moment-là qu’elle a commencé à se traiter avec plus de douceur, à se respecter davantage et à ne plus craindre le regard des autres.

Aujourd’hui, le temps qui passe ne l’angoisse plus, bien au contraire. Elle estime même que l’âge lui ouvre enfin des portes plus intéressantes. Les rôles qu’on lui propose désormais ont plus d’épaisseur, plus de complexité que ceux d’il y a vingt ans. Une évolution qu’elle vit comme une récompense. Elle le dit clairement : vieillir lui a apporté une forme de liberté.
Longtemps, son physique a occupé une place centrale dans la manière dont elle était perçue. Désormais, elle sent que le regard a changé. Les gens ne s’arrêtent plus uniquement à son apparence, mais s’intéressent davantage à ce qu’elle dégage, à ce qu’elle raconte, à ce qu’elle incarne.

Lors de cet entretien, Vanessa Demouy a aussi abordé un sujet plus intime : son diagnostic récent de TDAH. Après que ses deux enfants, Solal et Sharlie, ont eux aussi été diagnostiqués, elle a choisi de passer les tests à son tour. Une démarche guidée par l’envie de rassurer et de montrer qu’il est possible de s’épanouir, malgré ce fonctionnement particulier.

Pour elle, ce diagnostic n’a rien d’inquiétant. Il permet surtout de mieux se comprendre. Elle insiste sur un point : savoir comment on fonctionne change tout. Et surtout, cela a envoyé un message clair à ses enfants. Leur mère va bien. Elle avance. Et elle est en paix avec elle-même.
