Léa Salamé décrit une règle devenue automatique après sa relation avec Raphaël Glucksmann

Leur couple est connu, mais la frontière est claire. Léa Salamé refuse toute confusion entre sa vie personnelle et son métier. Depuis septembre dernier, elle est aux commandes du journal de 20 heures sur France 2. À ses côtés dans la vie, Raphaël Glucksmann, député européen, dont le nom circule régulièrement pour une possible candidature à l’élection présidentielle de 2027.

Ce lundi 2 février, la journaliste était auditionnée à l’Assemblée nationale dans le cadre de la commission d’enquête sur la neutralité et le fonctionnement de l’audiovisuel public. Parmi les sujets abordés, une question directe sur les conséquences professionnelles d’une éventuelle candidature de son compagnon. Sa réponse a été sans détour. Si Raphaël Glucksmann se lance, elle quittera immédiatement l’antenne.

Léa Salamé assume pleinement son statut de personnalité médiatique. Mais elle refuse catégoriquement d’être réduite à un rôle secondaire. Elle rappelle son parcours, son travail et son indépendance. Chaque année, elle reçoit près de 400 invités, et jamais, insiste-t-elle, personne n’a pu laisser entendre que son compagnon influençait son travail. Une manière ferme de rappeler qu’elle tient seule sa ligne éditoriale.

Sur le terrain des convictions politiques, le message est tout aussi clair. Elle se forge ses propres opinions, indépendamment de celles de l’homme qui partage sa vie. Elle interroge même l’idée selon laquelle une femme pourrait encore être soupçonnée de penser ou de voter comme son conjoint. Si elle choisit de se retirer, explique-t-elle, ce n’est pas par contrainte, mais pour éviter le moindre doute, la plus petite suspicion aux yeux du public.

Cette séparation stricte entre sphère privée et sphère professionnelle est, chez elle, une règle de longue date. Elle ne souhaite pas que son travail soit éclipsé ou fragilisé par la carrière politique de son compagnon. Le pluralisme n’est pas seulement une obligation, mais une conviction personnelle qu’elle revendique, se définissant comme une journaliste indépendante, honnête et libre.

Elle précise d’ailleurs que cette position n’a rien de nouveau. En 2019, puis en 2024, lors des précédentes campagnes de Raphaël Glucksmann, elle avait déjà choisi de se retirer de l’antenne. À chaque fois, sans conséquence négative sur sa carrière. Entre les échéances électorales, elle a poursuivi son travail, dit-elle, avec la même impartialité.

Lors de son audition, Léa Salamé a également expliqué qu’elle organise sa vie quotidienne pour éviter tout mélange des genres. Même dans ses moments de pause, elle fait en sorte de ne pas croiser de responsables politiques. Une discipline assumée, pour rester journaliste avant tout, et ne jamais être perçue uniquement à travers le prisme de sa relation.

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