Le concours Mister France, souvent plus discret que son équivalent féminin, a pourtant fait beaucoup parler cette année. Ce samedi 17 janvier, à Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine, l’élection de Mister France 2026 s’est tenue devant un public particulièrement attentif, dopé par un fort engouement sur les réseaux sociaux. À l’issue de la soirée, un nom s’est imposé : Maxime Brovillé, représentant de l’Auvergne, âgé de 26 ans.
Ils étaient vingt-sept candidats, tous élus à l’échelle régionale, à tenter de succéder à Mathieu Bedini, Mister France 2025. Pour participer, les règles sont strictes : avoir entre 18 et 30 ans, mesurer plus d’1,75 mètre et, surtout, défendre une cause qui dépasse le simple cadre esthétique. Cette dimension engagée est devenue centrale dans le concours, chaque candidat devant porter un combat personnel, qu’il s’agisse de santé, d’environnement ou de questions sociales.

Comme pour les Miss, les prétendants ont également dû se soumettre à une épreuve de culture générale quelques jours avant la cérémonie. Les questions portaient sur des domaines variés, de la littérature à la géographie, en passant par l’économie, la vie quotidienne ou la flore. L’objectif était clair : départager des profils complets, capables de réflexion autant que de prestance.
Le jury réunissait des personnalités aux horizons très différents, allant du monde des médias à celui de la gastronomie ou du divertissement. Pour accéder au cercle des douze finalistes, les candidats devaient aussi faire preuve d’une attitude irréprochable, aussi bien entre eux que sur les réseaux sociaux. Les votes du public, la prestation scénique et les entretiens individuels ont pesé lourd dans la décision finale.
C’est finalement Maxime Brovillé qui a convaincu. Né en Martinique, il s’est installé en Auvergne avec ses parents au début des années 2000, à Ceyrat, dans le Puy-de-Dôme. Grand gabarit, il mesure 1,93 mètre pour 82 kilos, et a longtemps nourri des ambitions sportives de haut niveau. Licencié au Stade Toulousain tennis club, il a même été classé à l’ATP, atteignant la 708ᵉ place mondiale.

Mais son parcours a connu une rupture brutale. En 2023, il a été accusé d’avoir truqué un match de tennis. L’Agence internationale d’intégrité du tennis l’a sanctionné d’une suspension de sept ans, assortie d’une amende, pour refus de coopérer durant l’enquête. De son côté, Maxime Brovillé a toujours contesté les accusations les plus graves, expliquant que la seule charge retenue concernait le non-partage de son appareil électronique. Une période qu’il décrit comme extrêmement difficile, tant sur le plan professionnel que personnel.
Aujourd’hui, il a tourné la page du circuit professionnel. Installé à Lyon, il travaille comme développeur de projets dans le sport. La cause qu’il a choisi de défendre lors du concours Mister France s’inscrit directement dans son vécu : la santé mentale. Il a expliqué avoir traversé des épisodes dépressifs après l’arrêt forcé de sa carrière sportive, évoquant sans détour les traitements médicaux et le mal-être ressenti.
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Son arrivée dans l’univers de Mister France doit beaucoup au hasard. Repéré sur Instagram par une agence de mannequins, il a vu dans ce concours l’occasion de se réinventer. “J’avais besoin d’un nouveau challenge”, a-t-il confié, assumant cette volonté de rebondir après une période sombre.
Avec ce titre de Mister France 2026, Maxime Brovillé incarne un profil atypique : sportif brisé, homme en reconstruction, et désormais visage d’un concours qui cherche à mettre en avant autre chose qu’un simple physique. Une victoire qui raconte autant une trajectoire personnelle qu’un changement d’époque.
