Dimanche 4 janvier 2025, Brigitte Macron a pris la parole au journal de 20 heures de TF1 dans un contexte bien particulier. Invitée pour évoquer l’opération Pièces Jaunes, dont elle est l’une des figures historiques, la Première dame a aussi été amenée à aborder un sujet beaucoup plus personnel et douloureux : les rumeurs transphobes qui la visent depuis plusieurs années.
Depuis longtemps, l’épouse du président de la République fait face à des accusations persistantes remettant en cause son identité. Des propos qu’elle refuse désormais de laisser passer. Plusieurs procédures judiciaires ont été engagées, notamment une plainte en diffamation contre la blogueuse américaine Candace Owens, ainsi que des poursuites visant dix Français pour cyberharcèlement. Le jugement de ce dossier, examiné le 27 octobre dernier au tribunal correctionnel de Paris, doit être rendu ce lundi 5 janvier 2026. Parmi les prévenus figurent huit hommes et deux femmes, issus d’horizons très différents : un élu, un galeriste, un enseignant, un publicitaire ou encore une voyante.

Sur le plateau de TF1, Brigitte Macron était accompagnée de Didier Deschamps, tous deux représentants emblématiques de l’opération Pièces Jaunes. Face à eux, la journaliste Audrey Crespo-Mara a choisi de ne pas esquiver l’actualité brûlante qui entoure la Première dame. Celle-ci est revenue à la fois sur des propos polémiques entendus lors d’un spectacle d’Ary Abittan en décembre, mais surtout sur les attaques transphobes répétées dont elle est la cible.
Interrogée sur le verdict attendu dès le lendemain, Brigitte Macron a tenu à clarifier la situation. Elle a expliqué qu’il ne s’agissait que d’une décision parmi d’autres procédures en cours. Selon elle, un premier jugement concerne le cyberharcèlement, tandis qu’un autre vise deux femmes accusées de manipuler sa généalogie pour alimenter ces rumeurs. La Première dame a décrit les scénarios inventés à son sujet, allant jusqu’à des récits absurdes sur sa naissance ou celle de son frère, avant d’affirmer fermement que personne ne remettra en cause son état civil ni son histoire familiale.

Derrière cette détermination, Brigitte Macron a expliqué sa motivation profonde. Sur le plateau, elle a insisté sur l’importance de montrer l’exemple, notamment pour les plus jeunes. Selon elle, lutter publiquement contre ces attaques est une manière d’aider les adolescents confrontés au harcèlement, en leur montrant qu’il est possible de se défendre et de ne pas céder.
Il y a quelques semaines, l’avocat du couple présidentiel, Tom Clare, expliquait déjà que la Première dame était prête à affronter le malaise et l’exposition médiatique pour rétablir la vérité. Il soulignait également que ces attaques affectaient Emmanuel Macron lui-même. Malgré la fonction présidentielle, le chef de l’État reste un homme confronté aux mêmes blessures lorsqu’il s’agit de sa famille. Ensemble, le couple affiche aujourd’hui une ligne claire : ne plus se taire et aller jusqu’au bout pour faire reconnaître les faits.
