L’affaire a d’abord été rejetée comme étant une erreur typographique. Lorsque le greffier l’a lue à haute voix, tout le monde a ri : « Un enfant en bas âge poursuit ses parents en justice. » Mais il ne s’agissait pas d’une erreur. Les documents avaient été correctement remplis, les signatures avaient été vérifiées et le plaignant, un garçon de trois ans vêtu d’un costume trop grand, avait été conduit au tribunal, un jus de fruit à la main.
Le bambin invoquait un « préjudice émotionnel ». Selon la plainte, ses parents l’avaient traité « comme un produit, et non comme une personne », l’utilisant pour des vidéos mignonnes, des photos amusantes et des danses embarrassantes publiées en ligne sans son consentement. Les preuves décrivaient des années d’exploitation : des photos couvertes de spaghettis, des clips viraux le montrant trébuchant sur des jouets et d’innombrables publications sur les réseaux sociaux accompagnées de légendes telles que « Notre petit clown ».
Au début, le juge a ri, pensant qu’il s’agissait d’une blague. Mais l’avocat du bambin, un homme à l’air sérieux qui a juré que l’enfant l’avait engagé avec l’argent de sa tirelire, a commencé à présenter des preuves irréfutables.
Lorsqu’on lui a demandé de témoigner, le bambin a pointé du doigt ses parents et a crié les seuls mots clairs qu’il ait prononcés ce jour-là :
« Plus de mèmes ! »
La salle d’audience a explosé. Et contre toute logique, le jury s’est rangé de son côté.
Le verdict ? Le bambin a gagné. Ses parents ont été condamnés à supprimer les publications embarrassantes, à payer des dommages et intérêts sous la forme d’une réserve de jouets à vie et à présenter des excuses publiques.
Les journalistes se sont précipités à l’extérieur lorsque le bambin a quitté le tribunal, saluant fièrement depuis sa poussette. Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il comptait faire ensuite, il a simplement répondu :
« Faire la sieste ».

